Le Nicaragua: surfing paradise !

Je profite d’un repos forcé pour ressortir mes carnets de voyage, il est temps que je rattrape mon retard et vous livre le récit de notre voyage de l’été 2017 au Nicaragua.

Le Nicaragua est un petit pays d’Amérique centrale, le plus sûre (enfin ça c’était en 2017, depuis, plusieurs manifestations violemment réprimées ont replongé le pays dans une certaine instabilité en 2019, la situation semble être revenue à la normale). Sa côte pacifique offre des conditions parfaites presque toute l’année: des vagues pour tous les niveaux, de l’eau chaude et surtout des vents offshore* générés par le lac Nicaragua.

 

Pour le moment, le tourisme y est peu développé, ce qui permet de surfer quasiment seul dans un cadre vierge et préservé. Amoureux de la nature, vous serez comblés: lacs, volcans, forêt tropicale, plage de sable blanc ou noire… Il y en a pour tous les goûts.

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Bref, quand nos amis nous ont parlé de partir entre potes pour un surftrip au Nicaragua au mois d’août 2017, nous n’avons pas hésité longtemps. C’est une destination qui est sur notre liste depuis de nombreuses années.

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Au programme trois semaines  (seulement deux pour moi et Nico suite à des contraintes professionnelles), de surf, de surf… et de surf 🙂 Et entre chaque session: détente, hamac et sieste. De quoi recharger les batteries avant l’hiver. Nous avons quand même prévu de faire 2 jours sur l’île d’Ometepe, histoire de reposer nos épaules et de visiter l’intérieur des terres.

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J’ai tenu un journal de voyage au jour le jour, en voici le contenu:

Vendredi 4 août 2017

Çà y est, les vacances commencent vraiment aujourd’hui, même si nous allons passer la journée dans les transports, mais ça fait parti intégrante du voyage.

Nous avons dormi chez notre copine Mathilde (qu’on ne remerciera jamais assez de nous accueillir lorsque nous sommes en transit dans la capitale). Après un bon petit déjeuner bien Français, le dernier, Mathilde prend le rôle de « poisson pilote » et nous balade dans Paris avec nos planches sous le bras jusqu’à l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle.

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De là nous rejoignons Tanguy, Suzon, Paul et Héloïse avec qui nous allons passer deux semaines de l’autre côté de la terre. Notre première mission: enregistrer nos bagages et notamment nos boardbags*. Nous y arrivons sans trop de difficultés. Mais pas le temps de niaiser*, il est déjà l’heure d’embarquer.

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Nous prenons place dans l’avion et nous installons pour les 11 prochaines heures: direction le Panama pour une première escale.

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Nous enchaînons film sur film, plateau repas sur plateau repas. C’est long et nous avons du mal à trouver le sommeil.

L’arrivée au dessus de Panama city est magnifique: d’un côté les buildings et de l’autre la forêt tropicale. A peine descendus de l’avion, notre principale préoccupations est de trouver un coin tranquille pour faire une sieste. Nous avons 3 heures devant nous avant de redécoller pour le Nicaragua. Malheureusement l’aéroport de Panama City n’est pas le plus calme et c’est sans avoir beaucoup dormi que nous embarquons de nouveau pour 1h30 de vol.

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Nous arrivons enfin à Managua. Le chauffeur de taxi nous attend avec une pancarte « Nico Triff », ça nous fait rire. Nous l’aidons à charger les planches sur le toit et c’est reparti pour 2 heures de route afin de rejoindre Las Palmas Surf Lodge à Playa Santana où nous resterons une semaine. La route nous berce et nous nous endormons rapidement. Ce n’est que quand nous quittons la route principale pour la piste que nous émergeons.

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Malgré la nuit, je me sens dépaysée. Beaucoup de maison à l’allure de cabane borde la piste. Le Nicaragua est un pays pauvre et ça se ressent. De temps en temps nous croisons des chiens errants, des chevaux en liberté et même des grosses tarentules qui traversent la route !!!

Nous sommes accueillis par Francisco qui travaille en workin holiday* pour John et Ashley, les propriétaires de Las Palmas Surf Lodge.

Ce qui nous frappe à la descente du taxi c’est la chaleur et surtout l’humidité. Il va falloir s’y habituer. L’endroit a l’air super sympa mais tout ce qui nous importe dans l’immédiat c’est de dormir. Une fois installés, nous tombons instantanément dans les bras de Morphée.

Samedi 5 août 2017

A cause du décalage horaire (-8h), impossible de faire la grasse matinée. Nous nous réveillons à 8h30 heure locale (en réalité, c’est déjà une grasse matinée par rapport au rythme Nicaraguayen). Nous découvrons notre lodge de jour: on est conquis !

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Nous rencontrons Jonathan et Ashley. Ils nous ont préparé un petit-déjeuner de rois à base d’ananas, de pastèque et de banana bread. Un régal ! Ils sont passionnés de cuisine pour notre plus grand plaisir.

Après s’être sustentés, nous allons voir la mer. Première fois que je vois l’océan Pacifique et que j’y trempe les orteils. L’eau est tellement chaude, c’est fou ! La côte est magnifique et préservée, pas de grandes barres d’immeuble ici, seulement des petites paillotes.

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Nous nous attaquons au déballage de nos boardbags. Il y a un peu de boulot.

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Ce n’est qu’à 11h30 que nous nous mettons en route pour notre première session du trip. Le spot est à 5 minutes à pied, c’est vraiment le paradis. La nature est impressionnante, les oiseaux (qui n’ont pas les mêmes cris que chez nous), les papillons énormes et plein de couleurs… c’est le dépaysement total !

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On entend l’océan et au détour du chemin, nous découvrons le spot de playa santana. Les vagues ne sont pas grosses mais super propres. On s’éclate ! C’est la première fois que nous essayons nos nouvelles planches de surf avec Nico et nous en sommes très contents. Nous sortons après 1h30 de session. Quand nous rentrons, le repas est prêt: le paradis on vous dit !

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Encore fatigués du voyage, nous enchaînons sur une séance de lecture/sieste dans les hamacs: la belle vie quoi 🙂

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Vers 16 heures nous retournons surfer, mais la marée est basse, le spot marche moins bien. Le temps se couvre, des orages éclatent au large. Qu’à cela ne tienne, nous terminons au bar d’en face à siroter des mojitos. Les éclairs allument le ciel, le spectacle est magnifique. De grosses lucioles apparaissent, les arbres se mettent à clignoter, c’est féérique.

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Ce soir c’est soirée pizza à la casa, des potes de Jon et Ashley sont là aussi. Tout est fait maison, on se régale. Mais crevés par nos deux sessions de surfs et encore jetlagés*, nous ne demandons pas notre reste et partons nous coucher à 21h30.

Dimanche 6 août 2017

6h50: Tanguy et Suzon viennent frapper à notre porte. C’est l’heure de notre première séance de yoga du séjour. Paul et Héloïse se joignent à nous. Ça fait du bien après les deux sessions de la veille.

Le petit déjeuner nous attend, des fruits frais et le fameux banana bread. Nous mangeons sain. On ne risque pas de prendre du poids.

Il a beaucoup plu cette nuit, les routes sont trempées. Nous décidons de faire une marche sur la plage jusqu’à Magnific rock (Mag’rock pour les intimes).

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Il fait chaud mais le paysage est magnifique. Nous croisons un pêcheur, il a une technique de pêche qui nous intrigue. Il s’approche à petit pas de la mer, comme un chasseur. A un moment précis il se relève et jette son grand filet rond. Il ramène au moins 5 ou 6 gros poissons: impressionnant !

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Après notre petite marche, nous décidons d’aller surfer malgré le vent onshore* (vous avez dit « back cat »* ?). Ce n’est pas dingue, il y a du clapot et les vagues ferment*.

Pour le repas de midi, Jon nous a fait de la tortilla, une fois encore c’est très bon. Nous chillons* un peu après manger.

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Cet aprèm, notre mission principale est de récupérer nos 4*4.

Au final ça nous prendra du temps, nous avons du mal à nous comprendre avec l’agence de location. C’est avec nos deux pick up hilux blancs que nous rentrons au surfcamp en fin d’aprè-midi. Nous tentons malgré tout une session avant la nuit mais le vent est toujours mal orienté, on va dire qu’on s’entraîne aux take off 😉

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Quand nous rentrons, Jon, Ashley et Francisco s’affairent en cuisine pour nous préparer un chili. Nous discutons autour d’une bonne bière fraîche (Tona !!). Le repas terminé, nous restons discuter avec Francisco, ça parle surf et voiture. A 21h nous regagnons notre chambre. Nous prenons,  petit à petit, le rythme du soleil.

Vers minuit nous sommes réveillés par de violents orages. Je n’ai jamais entendu le ciel gronder aussi fort.

Lundi 7 août 2017

Malgré la nuit un peu agitée, nous nous réveillons vers 5h30. Nous faisons notre session de yoga puis après le petit déj, nous filons découvrir les spots du coin avec nos pick-up: Popoyo beach, Popoyo reef, Astiero, Mag’Rock…etc.

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Malheureusement la marée est trop basse. Il n’y a rien à se mettre sous la planche. Malgré tout nous sommes excités par le potentiel surf de la région.

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Quand nous rentrons, il n’y a plus d’électricité au surfcamp. C’est un peu la galère, plus de ventilos, plus d’eau et surtout plus de frigo (ce qui stresse Jon).

Les prévisions annoncent du vent onshore. Nous décidons de tenter une session malgré tout. Surprise !!! Il n’y a pas de vent, les vagues sont glassy*. Le soleil est de la partie, les pélicans aussi. Nous surfons jusqu’à avoir trop mal aux bras pour ramer. La session était vraiment sympa. On s’est gavé !

Le jour commence à décliner, nous sortons vite de l’eau. Nous voulons voir le coucher de soleil à Mag’rock en sirotant des cocktails. En effet, au sommet de la falaise un bar/hotel/restaurant surplombe la mer. Le cadre est magique et la vue à couper le souffle. Nous profitons de ce moment tous ensemble.

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Quand nous rentrons à Las Palmas, l’électricité est revenue ! Nous sommes soulagés, le frigo de Jon refonctionne et pour notre part, nous aurons les ventilos cette nuit (indispensable par cette chaleur).

Mardi 8 août 2017

La nuit a été calme. Au réveil nous allons voir la mer avec Nico. C’est trop tard pour la session mais le spectacle valait bien cette petite marche. Le soleil se lève derrière la jungle et éclaire la brume d’écume. C’est tellement paisible… Je ne me lasse pas de cette ambiance.

En rentrant je fais ma séance de yoga quotidienne. Le soleil est déjà haut, il fait chaud.

Ce matin nous avons décidé d’aller surfer à Astillero. Les vagues sont petites mais fun.

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Il y a quelques locaux à l’eau. par contre il fait vraiment chaud. Je ne me sens pas très bien et décide d’écourter ma session. Nous rentrons à la maison mais ça ne va pas mieux. Je pense que j’ai pris un coup de chaud et que je suis déshydratée. Les copains m’apportent de l’eau et Nico me met sous la douche froide. Mon corps est brulant. L’eau fraîche me fait du bien. Je reprends petit à petit du poil de la bête.

Après manger, nous filons à Santana. Il n’y a pas de vent, les vagues sont top. Nous restons 2h à l’eau. Jon nous rejoint et partage la session avec nous. Avec la marée qui baisse, les vagues deviennent de plus en plus creuses. Nous sortons à la tombée du jour. Tout le monde est content de sa session. Suzon, qui est en bodyboard*, a réussi à prendre de très belles vagues.

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Ce soir c’est « Tacos Tuesday »: c’est la fête ! En plus de nous 6, il y a un groupe de 4 Australiens et 2 norvégiens. Les Tacos sont extras, les mojitos aussi.  Nous discutons surtout avec les Norvégiens (Notre roadtrip en Novège reste l’un de nos plus beaux voyages, nous avons plein de choses à raconter).

Mercredi 9 août 2017

Je suis réveillée un peu avant 6 heures par le soleil qui perce à travers les rideaux de notre chambre.

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Je motive Nico pour une session de surf au saut du lit.

Pour la première fois du séjour,je peux surfer en maillot sans craindre le soleil qui ne tape pas encore trop fort à cette heure-ci.

Il n’y a quasiment personne à l’eau. Les vague sont puissantes et ferment à cause de la marée basse. Après une chute un peu plus violente que les autres, je commence à ressentir une douleur au tympan, je préfère arrêter là pour cette fois-ci.

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Aujourd’hui nous avons réservé un boat-trip au départ d’Astillero. Nous commençons donc la journée par un petit déjeuner léger avant de se faire un bon brunch, 30 minutes avant de partir.

Nous trouvons facilement notre capitaine du jour. Il nous aide à embarquer nos planches dans sa barque de pêcheur et c’est parti pour l’aventure !

Heureusement, une tonnelle nous protège du soleil, car aujourd’hui encore, les rayons du soleil sont violents.

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Nous passons devant le spot de Penon, premier sur notre route, mais pour le moment, la vague ne marche pas. Le vent est légèrement « on »*, ce n’est pas habituel à cette saison.

Qu’à cela ne tienne, le capitaine poursuit sa route vers le spot de Playground un peu plus loin.

Nous longeons une grande plage avec la jungle et la montagne en arrière plan. Il n’y a pas âme qui vive, on imagine que cet endroit est difficilement accessible par la voie terrestre. C’est très sauvage et je me sens privilégiée de pouvoir contempler cette nature vierge.

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Nous arrivons sur le spot, il y a déjà deux autres bateaux. C’est assez gros ! Les surfeurs déjà présents (des australiens a priori) sont meilleurs que nous et savent se placer. Nous ne prenons pas beaucoup de vagues. Nous regagnons rapidement le bateau.

Le temps de manger quelques pancakes préparés par Jon, nous demandons au capitaine de retourner à Penon.

Pour notre plus grand plaisir, même si le vent est toujours mal orienté, le spot semble fonctionner. Il y a 3 mecs à l’eau mais ils sortent quand nous sautons du bateau.

Il faut les attendre longtemps mais quand on arrive à prendre une vague c’est que du bonheur. C’est un pointbreak*, la vague est très longue et déroule proprement en gauche.

Parfois, une série décale et on se fait un peu secouer.

Le vent tombe un peu, les vagues se calent de mieux en mieux: on se gave ! Nous sommes vraiment content d’être venus, ça valait le coup d’y passer la journée.

Nous sommes seuls face à cette immense falaise recouverte de végétation et de quelques grands cactus. De temps en temps, des pélicans passent tout près de nous. C’est le paradis, encore une fois….

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Les longues vagues c’est bien mais la remontée au pic est fatiguante. Peu avant 16h, je jette l’éponge, j’ai eu mon quota de vagues et j’ai mal aux épaules. Au loin une tempête gronde,c’est impressionnant, les éclairs déchirent le ciel. Les autres finissent par rentrer.

Notre capitaine gère l’arrivée sur la plage malgré les vagues. Les locaux viennent nous aider, les gens sont vraiment sympas au Nicaragua. La pluie nous rattrape et c’est le déluge. Nous sautons dans les 4*4 direction la maison.

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Ce soir, nous mangeons au restaurant à Mag Rock. Le coucher du soleil est remplacé par les éclairs mais la vue est magnifique malgré tout. Ma langouste est délicieuse ! Nous faisons les gourmands et prenons même un dessert. Pour une fois nous nous couchons un peu plus tard.

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Jeudi 10 août 2017

Couchés plus tard, levés plus tard. Nous avons loupé la session du matin. Avec Nico nous allons quand même voir la mer. Il fait déjà chaud. J’enchaîne sur une séance de yoga, ça me fait beaucoup de bien après la grosse session d’hier.

Le temps se gâte et la pluie s’invite. Nous restons lire, glander et jouer aux cartes toute la matinée.

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Après le déjeuner, toujours aussi bon, nous filons vers un secret spot aux alentours d’Astilleros que Paul et Hélo connaissent pour y être allés l’été dernier. Il ne faut pas se faire repérer, nous essayons de garer les 4*4 assez loin de l’entrée dans la jungle.

Paul et Hélo se mettent à l’eau un peu avant nous. Ils prennent quelques belles vagues. Malheureusement, 6 autres personnes arrivent. Il s’agit du surfcamp via lequel Paul et Hélo ont découvert ce spot justement. Finalement on se retrouve à 11 sur le pic. C’est trop… En plus le vent tourne onshore et les vagues deviennent clapoteuses. Je prends seulement une ou deux belles vagues.

Au loin un orage approche. Nous le surveillons du coin de l’oeil. A un moment, le guide du surfcamp fait signe aux autres de rentrer. Nous hésitons… Un éclair illumine le ciel et l’orage gronde seulement quelques petites secondes plus tard. Plus de doute, il est vraiment tout proche et ce n’est jamais conseillé de rester à l’eau dans ces conditions. Nous sortons nous mettre à l’abri et attendre que ça passe. Malheureusement, rien à faire, la foudre continue de tomber et l’orage de gronder.

Nous décidons de tracer à Santana, peut être qu’il y aura une mini session à se mettre sous la planche.

C’est en courant que nous rejoignons le spot. Il y a plus de taille que les autres jours. Je prends quelques belles gauches avant que l’orage ne nous rattrape à nouveau.

Nous rentrons à la nuit et sur le chemin de retour, deux tarentules traversent juste devant moi ! Une grosse et un bébé: BEURK !

C’est notre dernière soirée à Las Palmas Surf Lodge. Nous avons vraiment passé de bons moments ici. Jon nous a préparé des pâtes à la langouste pour l’occasion: un vrai délice.

 

Nous nous lâchons un peu sur l’apéro, les langues se délient. Nous restons discuter tard avec nos hôtes et Francisco.

Vendredi 11 août 2017

Malgré notre heure de coucher tardive, nous arrivons à nous lever pour une ultime session avant de partir pour Ometepe avec Tanguy et Suzon. Paul et Hélo y étant déjà allés l’année dernière, ils vont aller vers Astilleros en nous attendant.

Nous tentons le spot de Penon (à pied) mais il y a déjà pas mal de monde et la vague semble fermer. Tant pis nous nous essayons la plage d’Astillero malgré le courant. Ce n’est pas dingue, les vagues ferment. Nous n’avons pas le temps de tester un autre spot, nous devons prendre le ferry à 17h. Nous rentrons donc à Santana.

Une fois à la maison, nous déjeunons une dernière fois avec Jon et Francisco avant de préparer nos affaires et charger les 4*4.

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C’est l’heure de dire au revoir. Je n’aime pas ça… J’ai vraiment beaucoup aimé mon séjour ici. Une vie simple avec des gens simples, sans prises de tête.

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Derniers adieux et nous prenons la route pour Rivas où nous devons prendre le ferry pour Ometepe.

Nous traversons des villes, c’est une autre ambiance. Retour à la civilisation, ça grouille de partout,les scooters croisent aussi bien les charrettes tirées par des chevaux que les gros 4*4 américains.

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Le plan de départ était de laisser le 4*4 à Rivas et de louer des motos sur l’île. Or, quand on arrive à Rivas, on nous indique qu’il reste une place pour notre véhicule sur le ferry et que c’est 50$ l’aller retour (alors qu’une moto coûte environ 25$ / jour, le calcul est vite fait). Par contre il faut se dépêcher car le bateau part dans 5 minutes, la petite dame de l’accueil se démène pour qu’on puisse embarquer ! Nous avons juste le temps de rentrer le 4*4 que les amarres sont larguées.

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La traversée dure 1 heure, nous nous installons sur le pont. On voit Ometepe au loin et ses deux volcans qui sortent des nuages. C’est magnifique.

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Nous débarquons à Moyogalpa, la ville principale. C’est la foire, il y a des hôtels et des restaurants partout, des gens qui nous interpellent dans la rue pour essayer de nous vendre des tours. C’est sans aucun doute un des sites les plus touristiques du Nicaragua.

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Nous visitons quelques hôtels mais les chambres ne sont pas top, sans fenêtre ou alors trop humides…etc.

Ce n’est pas le choix qui manque mais nous décidons de nous éloigner de l’avenue principale. A la sortie de la ville, nous trouvons notre bonheur à Soma. Les chambres sont clean, le lieu est sympa et c’est 25$ la nuit avec le petit déjeuner: Banco !

Le Canadien à l’accueil nous conseille d’aller manger à Mar Dulce dans l’avenue principale. Nous commandons des Fajitas: c’est juste trop trop bon ! Nous planifions notre journée de demain et au lit !

Samedi 12 août 2017

Réveil un peu tardif, on se décale par rapport au rythme qu’on avait pris chez Jon. Toast, Omelette et bol de fruits au petit déjeuner: la journée commence bien !

« Javier The Dude », un des managers de l’hôtel, nous donne plein de renseignements sur ce qu’il y a à faire sur l’île.

Notre première étape est la réserve de « Cherco Verde » (5$ l’entrée). Le soleil tape déjà fort. Nous visitons la serre à papillons, il y en a de toute sorte et de toutes les couleurs. Et qui dit papillons dit fleurs. C’est vraiment très beau.

 

 

Ensuite nous nous engageons dans une balade à travers la jungle.

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Nous croisons des singes hurleurs avec leurs petits. C’est génial de les voir dans leur habitat naturel.

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Nous accédons à une plage qui donne sur le lac Ometepe. Il fait chaud et l’eau fraîche du lac nous fait un bien fou. Nous prenons notre temps, c’est les vacances !

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Pour la suite, « Javier The Dude », nous a conseillé d’aller manger dans un restaurant à l’autre bout de l’île dans le village de « Balgue », à la « Casa Campostre ». Tout est fait maison: on se régale (une fois de plus) !

Prochaine étape: « Ojo de Agua » (5$ l’entrée). Il s’agit de bassins d’eau de source naturelle. L’eau est cristalline.

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On est samedi, il y a du monde mais ça fait du bien de faire quelques brasses.

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Nous nous installons pour bouquiner quand un orage éclate. Nous plions bagage direction la punta Santa Maria pour profiter du coucher du soleil (1$l’entrée). A notre arrivée sur le parking, nous avons assisté à un drôle de spectacle, comme on en voit dans les documentaires animaliers: des milliers de grosses fourmis rouges transportant des feuilles 10 fois plus grosses qu’elles et formant une grande autoroute jusqu’à leur fourmilière dans la jungle, nous n’avons pas de photo mais je vous jure que c’était vraiment incroyable !

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La Punta Santa Maria est un isthme de sable qui s’avance dans le lac. Il y a un bar sympa, les pieds dans le sable. Nous prenons quelques bières en attendant que le soleil se couche.

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Plus les minutes passent et plus le ciel se transforme. Les couleurs sont magnifiques, presque irréelles, on se croirait dans un filtre instagram 😉

 

Malheureusement, Nico ne se sent pas très bien. Nous rentrons donc à l’hôtel pour qu’il se repose pendant que nous retournons chez notre copain, Mar Dulce 🙂 Ce soir c’est Quesadillas, on se régale ! Le chef nous prépare même un bol de riz pour notre malade. On espère qu’il ira mieux demain parce qu’on grimpe le volcan conception !

Dimanche 13 août 2017

Aujourd’hui c’est randonnée ! Nico va un peu mieux.

Roberto, notre guide, nous rejoint à l’hôtel (En effet, c’est interdit par « la police du tourisme » de monter le volcan sans guide). Il saute dans la benne de notre 4*4 et c’est parti.

L’entrée coûte 3$ chacun et nous avons payé 30$ pour le guide.

Roberto profite que nous ayons un 4*4 pour nous éviter la première partie du chemin. Tanguy maitrise son affaire, un vrai pilote. Franchement, c’était pas évident, on lui tire notre chapeau. Même Roberto est impressionné. Ce dernier maitrise bien l’anglais et nous fait passer un chouette moment. Il est drôle, intéressant et s’essaye même au Français. Il nous raconte plein d’anecdotes tout au long de l’ascension. Son objectif n’est pas de nous faire monter le plus rapidement possible. Il veut partager avec nous son savoir sur le volcan, sa faune et sa flore.

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Le chemin monte en pente douce pour commencer mais au fur et à mesure que nous nous enfonçons dans la jungle, le sentier se rétrécit et devient de plus en plus raide. Nous faisons un premier stop au pied d’un arbre géant (« Secoa »), il a 400 ans et encore, depuis l’éruption du volcan, il a perdu la moitié de sa taille. Roberto nous invite à monter sur ses branches. Je tente l’expérience, j’ai l’impression d’être Mowgli dans le livre de la jungle.

La randonnée continue, nous sommes en nage, ça grimpe dur et le temps est chaud et humide. Nous faisons régulièrement des pause pour s’habituer à l’altitude et ne pas avoir de vertiges. Roberto nous explique plein de choses sur les plantes, celles qui repoussent les moustiques, celles qu’il ne faut pas toucher…etc. Il nous montre les plants de café et nous promet que si on revient en décembre il nous fera un kilo gratis (il est marrant ce Roberto).

Il nous explique que ça fait 4 ans qu’il est guide à conception et qu’il grimpe le volcan tous les jours. Avant il était chasseur.

Durant la montée, nous apercevons des singes hurleurs et des capucins. J’adore voir les singes dans leur habitat naturel.

Nous arrivons en lisière de forêt, la végétation se fait de plus en plus rare et la vue se dégage. Nous voyons une bonne partie de l’île et du lac, c’est impressionnant. Malheureusement, le temps est couvert, nous ne voyons pas très bien la côte. Il fait froid, le vent se lève et nous sommes dans les nuages. Nous prenons quelques photos et entamons rapidement la descente.

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Une fois en bas, nous discutons un peu avec d’autres randonneurs Français et avec les locaux. Nous jouons avec les enfants qui sont curieux. Il est temps de rentrer, nous embarquons Roberto et les français dans la benne et ramenons tout ce beau monde en ville.

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Nous partons ensuite en quête d’un repas. On est dimanche, il n’y a pas grand chose d’ouvert. Nous trouvons une pizzeria qui fera l’affaire. Pendant le repas, un énorme orage éclate, c’est impressionnant, la pluie tombe à torrent sans s’arrêter. Nous rentrons à l’hôtel. Au programme pour Tanguy et Suzon, un massage (15$/pers/heure) et sieste pour nous !

La pluie tombe toujours, ça nous berce, nous avons du mal à sortir du lit pour l’apéro. Roberto nous a conseillé de boire 1L de Victoria classic chacun pour éviter les courbatures. Tanguy et Suzon le prenne au mot et s’ensuit une partie de cartes endiablée ! Encore une fois, c’est Tanguy qui gagne… Il a sûrement truqué les cartes.

Nous terminons notre journée par une bonne glace en ville: c’est délicieux ! Puis tout le monde au lit, demain nous reprenons le ferry pour retrouver l’océan Pacifique et ses vagues.

Lundi 14 août 2017

Nous profitons une dernière fois du bon petit déjeuner de Soma avant de filer vers le port et prendre le ferry. Avec Nini, nous nous installons sur la passerelle pour bouquiner et profiter des paysages.

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Une fois débarqués sur la terre ferme, nous prenons la direction de Miramar, à 3h de route. C’est la prochaine étape de notre trip et la dernière pour nous.

Les routes sont bien entretenues, bien souvent ce sont de très longues lignes droites. Parfois une vache ou un cheval traverse. Les locaux voyagent à 4 sur les motos, dans les bennes des 4*4 ou encore sur les plateaux des camions.

Nous passons à côté du lac Managua et des volcans. Il fait chaud, Nico nous a mis sa playlist de « Trucker », ça va bien avec l’ambiance. Le décor change et laisse place à des collines verdoyantes. C’est un beau pays le Nicaragua.

Un panneau indique Miramar, nous quittons la route pour de la piste. Notre surfhouse s’appelle « Puerto Sandio Surf Resort », pas facile à trouver (la ville d’à côté s’appelle Puerto Sandino et tous les gens confondent quand nous demandons notre route). Finalement, c’est par hasard que nous trouvons notre chemin. De l’extérieur ça ne paye pas de mine mais c’est finalement assez luxe. Il y a une petite piscine et surtout une énorme terrasse qui surplombe le spot avec pléthore de hamacs ! La vue est canon !

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Paul et Héloïse arrivent quelques minutes après nous. Le temps de nous installer dans nos chambres respectives, nous filons au bar Ocho à côté de la surfhouse. Nous avons faim après ce petit périple à travers le Nicaragua.

Le bar a vue sur le spot principal. C’est vraiment gros aujourd’hui. Seuls Paul et Tanguy décident de tenter une session. Ils sont excités comme des puces au salon de la moquette !!! Pas facile de juger de loin mais dans les séries il y a bien 3m, les bons arrivent à prendre des tubes.

Armés de nos appareils photo, nous essayons de shooter les gars sur les quelques bombes qu’ils arrivent à choper. C’est impressionnant ! On espère que la houle va baisser dans les prochains jours.

Quand nous rentrons à la surfhouse, ça surf sur le spot juste devant. Tanguy se motive et y retourne. Nico, Hélo et moi le suivons. Une fois devant le pic, une grosse série nous refroidit. Même ici c’est fat ! Nico rebrousse chemin, Hélo et moi tentons de passer la barre une premières fois… échec, une autre série arrive et nous nous faisons un peu malmener. Je retente et cette fois ci ça passe. Par contre, une fois derrière, je me rend compte (un peu tard), que c’est puissant et rapide. Je reste un peu à l’écart regarder les surfeurs prendre des vagues jusqu’à la nuit.

Je me décide à sortir. J’attends un peu et quand ça se calme, je rame comme une malade vers la plage… Raté… Il y a un gros shorebreak. Je me fais ramasser sur le sable. Je le sens rentrer dans mon nez, mes oreilles et même sous mes paupières. Je déguste… Mauvaise première expérience.

Il y a une dizaine d’autre surfeurs dans la surfhouse, on se salue poliment mais chacun reste dans son coin. De la même manière, les deux managers de la surfhouse ne viennent pas se présenter (ils n’étaient pas là quand nous sommes arrivés), nous avons deviné qui ils étaient quand ils nous ont demandé de noter nos repas sur une fiche…. Pas très friendly comme accueil.

Après une bonne bière fraîche, un peu de lecture dans les hamacs pour les uns, film de surf dans les canapés pour les autres et au lit !

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Mardi 15 août 2017

Je suis réveillée avant 6 heures, le soleil perce à travers les rideaux et j’entends les vagues. Je saute du lit checker le spot. La houle a baissé, c’est plus petit qu’hier. Le soleil ne tape pas encore trop fort, j’enfile ma petite combi et me jette à l’eau. Nico me rejoint un peu après.

La marée est un peu trop haute, il y a du back wash*, les vagues ne sont pas faciles à prendre. Malgré tout, ça fait plaisir d’être dans l’eau au saut du lit.

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Quand nous sortons, les autres sont réveillés et attendent le petit déjeuner. On vient nous servir et nous mangeons face à la mer. C’est délicieux mais très copieux. Impossible de retourner dans l’eau tout de suite après. Paul, Hélo et Nico tentent quand même, tandis que Suzon, Tanguy et moi décidons d’aller explorer la baie un peu plus au sud.

Il fait très chaud mais l’eau nous rafraichi. La plage est belle mais beaucoup de maison sont abandonnées, drôle d’ambiance. La vue de l’autre côté de la baie est splendide, on aperçoit la chaîne de volcans qui sortent de la brume en arrière plan. Par contre, au sud de la pointe, au fond de l’autre baie, est en train de se construire un gigantesque hôtel qui défigure la côte. Jusqu’à présent, nous avons constaté que les hôtels se camouflaient bien dans la nature du Nicaragua, les côtes étaient préservées du tourisme de masse. On sent qu’ici commence le début de la fin, malheureusement…

Nous rentrons à la surf house manger puis repartons pour une nouvelle session vers 15 heures. Nous retournons sur le premier spot où les gars ont surfé hier. C’est plus petit et moins méchant aujourd’hui. Il y a un courant, comme à la Torche, qui permet de remonter au pic. Je décide de suivre Paul et Tanguy qui connaissent déjà le spot (pas bête la mouette ^^).

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Une belle série arrive, j’ai de la chance, je suis bien placée. Je réussis mon take off, la vague est grosse et creuse. Je suis contente de ne pas être tombée quand j’entends le bruit de la vague qui casse dans mon dos.

Cette première vague me met en confiance pour le reste de la session. Alors que d’habitude sur ce genre de spot je préfère rester un peu à l’écart du pic* en attendant qu’une série décale, cette fois ci j’ose me mettre un peu plus au pic.

Malheureusement, ça ne se passe pas aussi bien pour Suzon qui mange en pleine tête une grosse série qui a décalé. Un peu secouée, Tanguy la raccompagne au bord. Nous sortons de l’eau quelques dizaines de minutes plus tard, juste à temps pour voir le coucher du soleil qui est magnifique.

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Nous finissons la soirée au bar Ocho, à jouer au billard et aux cartes.

Mercredi 16 août 2017

Comme à mon habitude depuis que nous sommes au Nicaragua, je me lève à 6 heures, et comme d’habitude, je check le spot. Je profite de l’air matinal qui n’est pas encore trop chaud. J’aime profiter de ce moment toute seule.

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Nico me rejoint et nous nous mettons à l’eau. Les vagues sont étonnamment puissantes aujourd’hui. En faisant mon canard, je me fais happer par la lèvre et mon dos vient chatouiller les cailloux qui sont beaucoup plus proches de la surface que ce que je pensais. Résultat, je fais attention, mais à force d’être trop prudente, je ne prends pas de vague. Lassée, je vois une vague arriver et me lance sans trop regarder. Avec le back wash, elle lève d’un coup et je tombe de toute la hauteur de la vague sur les cailloux. C’est ma fesse gauche qui prend tout. Je sens un pic de douleur et le sang qui pulse sous ma peau. Quelques heures plus tard, un énorme bleu apparait, je ne me suis pas loupée.

Après le petit déjeuner, Paul va discuter avec les managers. Normalement aujourd’hui nous devions faire un boat trip sur un spot accessible seulement par la mer. Paul revient et nous annonce que ça va être gros et creux. Nico, Suzon et moi déclinons la proposition. Nous décidons d’aller voir à quoi ressemble le spot d’El Transito. C’est un village difficile d’accès, il y a 10km de piste. Une fois sur place nous sommes déçus. Le spot de ne fonctionne pas, ça ferme en barre sur toute la baie. Suzon va tout de même se baigner pour se rafraichir.

Nous ne nous attardons pas et rentrons à la surf house. Les autres ne tardent pas à rentrer de leur boat trip. Nous avons bien fait de ne pas y aller, c’était vraiment chaud, nous n’avions pas le niveau, seuls Paul et Tanguy ont pu surfer.

Avec Nico, nous retournons à Miramar. C’est plus petit mais il y a de bons bouts à prendre. Les autres nous rejoignent. Pas de bol, un orage éclate et approche vite. Les éclairs illuminent le ciel, le vent se lève. Je n’aime pas surfer dans ces conditions. Je décide de sortir et de me mettre à l’abri sur le rivage. Quelques minutes plus tard, les copains me rejoignent. Malheureusement, Nico loupe sa sortie et termine dans les cailloux. Vue la couleur de son orteil le lendemain, il est sûrement cassé.

Ce soir, nous avons prévu d’aller à Leon, à environ 45 minutes d’ici. Cela fait bizarre de retrouver la ville, ça grouille de monde.

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Malgré la nuit qui tombe, il fait encore très chaud. Nous visitons la cathédrale et marchons dans les rues. Au pied d’une autre cathédrale, un peu surélevée, nous avons une belle vue pour le coucher du soleil.

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Assez marché, nous avons soif ! Tona, Mojito, Limonada, on se rafraichit comme on peut dans un bar en terrasse sur la place principale. Ensuite nous partons à la recherche d’un resto, c’est reparti, nous arpentons les rues de Leon, en long, en large, en travers… Au final, nous retournons là où nous avons bu l’apéro. On a besoin de fraîcheur et la terrasse nous fait de l’œil. Le repas est très bon.

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C’est repu que nous reprenons la route. Un petit plouf dans la piscine pour se rafraîchir et au lit ! (Oui, on a chaud…).

Jeudi 17 août 2017:

A 6h le réveil sonne. On s’est couché tard hier, c’est un peu plus difficile ce matin. Je m’assoies face à la mer. J’écoute le bruit des vagues.

Nico se lève à son tour et nous partons marcher sur la plage en direction de Miramar. Il n’y a personne. Nous sommes seuls au monde.

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Il y a des surfeurs à l’eau sur le spot nommé « Pipe » un peu au nord de Miramar. Nous nous asseyons à l’ombre pour les regarder, le soleil tape déjà.

Nous assistons au retour de pêche. Nous avons rarement vu des poissons aussi gros !! Tout le petit village vient prêter main forte. On sent que la communauté des pêcheurs est soudée.

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Nous rentrons tranquillement à la surf house. Après le petit déjeuner nous nous mettons à l’eau en face de la maison. J’ai encore une petite appréhension due à ma rencontre avec les cailloux. D’ailleurs j’ai un bleu énorme sur la fesse qui me lance dès que je m’appuie dessus (pas pratique ^^).

Malgré tout j’arrive à prendre quelques vagues sympas. Elles sont rapides !

Parfois le back wash nous aide au take off, d’autres fois il est fourbe et creuse la vague d’un coup. Plusieurs fois je sens les cailloux sous mes pieds. Je n’aime pas trop ça, il n’y a pas assez de fond au vu de la puissance de certaines vagues. Je rentre à la casa chiller dans un hamac avec un bon livre, face à l’océan Pacifique.

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A midi, nous avons réservé dans le bouiboui d’à côté. Nous avons envie de manger local et de goûter au bon poisson pêché le matin. C’est très rustique. Une table de jardin, une nappe en plastique et le tour est joué. Nos assiettes arrivent avec chacune un énorme poisson entier. C’est un délice ! On se régale !

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Par contre c’est très copieux. Comme d’habitude il nous faut un peu de temps pour digérer avant de retourner surfer.

Piscine, hamac, piscine, hamac, sieste: on sait s’occuper en attendant !

Paul et Hélo se font une session en face de la maison. Ce n’est pas dingue, ils ressortent rapidement. Nico y croit et tente le coup. Finalement la marée est trop basse. Il sort et me propose d’aller à Miramar. De temps en temps nous nous arrêtons pour nous immerger dans l’eau pour se rafraîchir pendant cette marche en plein soleil.

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Encore une fois il n’y a personne sur le spot. On arrive à prendre quelques vagues sympas. Il faut attendre les grosses séries et parfois il faut les attendre longtemps.

Les autres nous rejoignent ensuite. Même Suzon vient dans l’eau, pour notre dernière session des vacances. Le coucher de soleil est magnifique…

Je profite de l’instant présent. J’essaye de ne pas penser à notre retour. Je suis bien là, maintenant, dans l’eau, sur mon surf, avec nico, mes copains, à l’autre bout du monde. Même si nous n’avons pas eu beaucoup de chance avec les conditions, des moments comme celui-là, ça vaut toutes les vagues parfaites du monde !

Nous rentrons tous ensemble par la plage. Le sable est encore chaud. Au programme: bières au bar Ocho, repas à la surfhouse, boardbag et valise à préparer.

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Je savoure ma dernière Tona face au spot. Il était cool ce bar, c’était un peu notre repère. Le patron est un gringo qui adore les animaux. Il a 4 chiens et un chat et des chatons (qu’il a bien voulu me montrer).

Le repas à la surfhouse est très bon mais les managers ne sont définitivement pas très commerçants. Ils nous adresses la parole seulement pour savoir quand on part et comment on paye… L’endroit est magique mais l’accueil laisse à désirer.

Ce n’est pas grave,nous profitons de la piscine une dernière fois. Nous bouclons la plupart de nos affaires. Le taxi vient nous chercher à 9h demain. C’est le coeur un peu triste de quitter ce beau pays que j’éteins la lumière. J’ai plus de mal à trouver le sommeil cette nuit là.

Vendredi 18 août 2017

Mon fidèle réveil de 6h me sort de mes rêveries. Une dernière fois je me lève et admire l’Océan Pacifique.

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Je tire Nico du lit pour une dernière promenade sur la plage et une dernière baignade. Nous nous dirigeons vers la petite baie au sud de la surf house, là où j’étais déjà allée avec Tanguy et Suzon. Le soleil tape fort, il n’y a pas beaucoup d’ombre. Les volcans sont cachés dans la brume mais on les devine quand même. Un vrai décor de carte postale !

Sur le chemin du retour nous nous baignons une dernière fois dans cette eau à 29 degrés. C’est tellement agréable !

Au retour nous saluons les copains, bouclons les valises et prenons notre petit déjeuner. La vue de cette terrasse est vraiment magnifique.

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Le taxi est déjà là. C’est l’heure de dure au revoir et de souhaiter une bonne fin de vacances à nos comparses. C’est un peu dur de partir les premiers, on aurait aimé rester encore un peu… Mais nos patrons nous attendent dans quelques jours, nous n’avons pas le choix.

Les planches sont sanglées sur le toit, c’est parti pour Managua.

Par la fenêtre je regarde les paysages défiler. Les vaches et les chevaux sur la route, un gros iguane, les locaux qui roulent à 4 sur la même moto, et ce vert partout autour de nous… Ces volcans, ces collines, ces petits lacs… tout est beau.

Nous atteignons Managua. La circulation se densifie pour finir en gros n’importe quoi. Les gens traversent au milieu des voies sans regarder, s’insèrent dans la circulation en forçant le passage…etc. Il n’y a aucun panneau, heureusement qu’on a pris un taxi.

Il nous dépose avec un peu plus de 2h d’avance. On avait prévu large, nous qui pensions devoir négocier avec Copa Airlines pour le boardbag (avec Air France c’est gratuit mais ce n’était pas gagné d’avance que ça fonctionne avec la compagnie qui nous emmène au Panama).

Au final, la dame de l’enregistrement des bagages ne nous pose aucune question et ne nous fait pas payer de supplément: c’est une affaire qui roule !

Résultat, nous avons 2 heures à tuer dans ce petit aéroport. Un burritos englouti plus tard, nous partons arpenter les boutiques de souvenirs. Le temps passe vite et il est déjà l’heure d’embarquer: direction Panama City ! Le survol du Nicaragua est magnifique. On voit les volcans en activité avec leurs panaches de fumée, les petites îles au nord…etc. J’ai déjà envie de revenir pour faire tout ce qu’on n’a pas vu.

Arrivés à Panama city, il pleut…  On voit juste une plage gigantesque et la mangrove.

Nous avons 3 heures d’escale. Nico repère un avion dont on décharge les marchandises.

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Ce sont les filets que sa boîte fabrique qui sont utilisés. C’est rigolo de retrouver des filets fabriqués à Glomel à l’autre bout du monde. Je me ballade dans les magasins pendant que Nico surveille le déchargement. Puis on se pose, je lis, j’écris… encore une fois le temps passe vite et il est temps d’embarquer pour notre destination finale: Paris.

La traversée est plus courte qu’à l’aller: 9h25 contre 11h de vol, sans doute grâce aux vents favorables ? S’il y a des spécialistes qui passent pas ici, n’hésitez pas à laisser un commentaire 😉

Dans tous les cas j’alterne entre films, musique, lecture et sieste. Je ne dors pas beaucoup. Sans savoir quand exactement, nous passons à la journée de samedi. Nous sommes un peu perdus avec le décalage horaire.

Samedi 19 août 2017:

Nous atterrissons à CDG vers 13h30. Les vacances sont vraiment terminées, même s’il nous reste un bout de chemin avant de rentrer à la maison.

Je tente de changer nos billets de train pour rentrer plus tôt mais c’est hors de prix. Tant pis, nous trouverons bien de quoi nous occuper.

Pour ne pas trop déprimer nous parlons de nos prochaines vacances. Dans 3 semaines nous partons au Canada ! Nous décidons de traverser ce grand aéroport à la recherche des bureaux de la compagnie Air transat dans l’espoir d’y acheter nos billets d’avion. Après avoir traversés le terminal 2, pris la navette, marchés jusqu’au Terminal 3, le tout avec notre valise et nos planches, on nous apprend que les billets ne s’achètent qu’en ligne et qu’il n’y a personne de la compagnie pour nous renseigner… Au moins on aura passé le temps ^^

Après un Mac Do de retour de vacances (petite tradition), nous prenons place à bord de notre TGV. Je discute avec Suzon sur Whats App, ils sont à Las Penitas, ça a l’air sympa.

Mes parents viennent nous chercher tard dans la soirée à Quimper. La boucle est bouclée. Nous rentrons avec de beaux souvenirs et une seule envie: repartir en vadrouille !

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Glossaire:

Vent Offshore: vent qui souffle de la terre vers la mer, idéal pour le surf.

Vent Onshore: vent qui souffle de la mer vers la terre, pas top pour le surf.

Boarbag: sac de voyage pour les surfs.

Jetlag: état de fatigue dû au décallage horaire.

Pic: Endroit où la vague commence à dérouler.

Vent « On »: comprendre vent « Onshore »

Niaiser: vient du Québécois, ça signifie « s’amuser ».

« Chiller »: vient du Québécois qui vient également de l’anglais To Chill, veut dire passer du bon temps.

Working holiday: type de visa qui permet de voyager et de travailler à l’étranger, souvent les voyageurs sont loger gratuitement en échange de quelques heures de travail par jour.

Vague glassy: vague lisse, sans clapot.

Vagues qui ferment: vagues qui cassent d’un coup, ne déroulent pas.

Pointbreak: vagues agréable à surfer qui déroulent toujours à partir d’un même point: pointe rocheuse, banc de sable…etc.

Bodyboard*: planche qui permet de surfer allongé.

 

 

 

 

 

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