Chez nos cousins irlandais

Les week-end s’enchaînent, les sessions aussi. Il est temps de revenir sur notre road-trip de l’automne dernier en Irlande. Un voyage qui nous a laissé de supers souvenirs.

Pour vous aider à comprendre le langage « surfistique », nous avons réalisé un petit glossaire en fin d’article.

Bonne lecture !

Vendredi 7 octobre 2016:
Enfin, terminé le boulot, place aux vacances ! Je rejoins Nico, fermeture des portes.

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Prochaine étape: Roscoff, où nous attend le « Pont Aven », le ferry qui nous permettra de rallier l’Irlande.

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Pile à l’heure ! C’est avec une certaine excitation que nous embarquons. Nous prenons possession de notre cabine avant de partir explorer ce grand bateau.

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Rien ne manque, piscine, cinéma, boutiques, restaurant…etc.

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Nous dégustons nos premières Guinness du voyage devant les différents spectacles proposés par la compagnie.

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Les vacances commencent plutôt bien et nous avons hâte de nous réveiller en Irlande.

Samedi 8 octobre 2016:

Après une bonne nuit bercés par les vagues, nous nous réveillons au son de la douce musique irlandaise. Nous sommes direct dans le bain et tant qu’à faire nous continuons sur cette lancée,  puisque nous prenons un « Irish breakfast » avec vue sur la baie de Cork. Y a pas à dire : on est bien. Il fait beau. Espérons que ça dure !

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Une fois débarqués, il faut s’habituer à rouler à gauche car c’est une première pour Nico. Nous mettons directement le cap sur la péninsule de Dingle. Premier arrêt: Inch, au sud de la péninsule.

Les routes irlandaises sont étroites, ça n’avance pas très vite. Arrivés à Inch, premier constat : il y a du monde…et des vagues ! Petites, certes, mais ça suffit à notre bonheur.

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On se dit qu’on va se faire une première session quitte à changer d’endroit ensuite. L’eau est froide, je regrette de ne pas avoir mis mes chaussons, par contre je suis contente d’avoir ma 5’3 sur le dos.

Les rares vagues qui ouvrent*  sont sympas à surfer. On va dire que pour les autres, on s’entraîne aux take off*.

A Inch, le parking c’est la plage, les voitures et les vans sont tous alignés face à la mer.

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Après cette première baignade en eaux irlandaises, nous allons prendre un goûter bien mérité au Sammy’s bar (ils font des carrot cake délicieux).

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S’en suit une petite balade digestive sur la plage.

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Nous allons à la rencontre des planeurs qui survolent le spot depuis le début de l’après midi.

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C’est impressionnant de les voir décoller (traînés par une voiture sur la plage) et atterrir.

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Le coucher de soleil sur la baie nous offre un spectacle magnifique !

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On est samedi et Inch n’est pas très animée. Nous décidons de partir vers Brandon Bay au nord de la péninsule de Dingle. En chemin, on se perd dans les montagnes mais nous croisons deux paysans irlandais très sympas qui nous indiquent la bonne direction.

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Nico connaît un pub sympa à Fahamore, le Spillane’s bar. C’est un bar de windsurfeurs (voir photo ci-dessous présentant la voile que Francisco Goya  a utilisé pour gagner la manche de coupe du monde organisée à Brandon Bay en 2000, l’année où il sera sacré champion du monde).

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Il y a du monde, une bonne ambiance mais nous sommes un peu fatigués. Le parking du Spillane’s bar, face à la mer, fera l’affaire pour ce soir. Nous nous endormons comme des bébés.

Dimanche 9 octobre 2016:

Je suis réveillée par des voitures qui se garent à côté de nous, des voix et des coffres qui claquent. Humm, ça sent le surfeur ça. Ni une, ni deux, je saute dans mes vêtements et sort dans la fraicheur du matin checker* le spot.

Effectivement, ça casse au large sur un reef*, difficile d’évaluer la taille des vagues. Deux SUP* se mettent à l’eau, il leur faut bien 15 minutes avant d’atteindre le pic*.

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C’est gros, c’est puissant. On ne connaît pas le coin, ça nous paraît plus sage de descendre un peu dans la baie pour trouver des vagues plus petites. Il fait toujours aussi beau. Un peu plus loin nous repérons quelques vans garés sur le côté. Je cours sur la dune…

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C’est parfait, une bonne taille, glassy*, ça déroule, pas trop de monde à l’eau.

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En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, je suis déjà en combi (mouillée de la veille pourtant). Une fois passé le shore break*, je rejoins le pic tranquillement. Et là j’enchaîne vague parfaite sur vague parfaite. Je me gave, un vrai bonheur et pour couronner le tout, le panorama est grandiose. Nous surfons face au mont Brandon qui domine la baie.

Nous avons passé deux bonnes heures à l’eau. Je sors exténuée de cette première session (mais heureuse 😀 ).

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Le soleil de midi tape sur le camion. Nous en profitons pour faire sécher les combis en vue d’une potentielle deuxième session. Calée dans mon siège, je bouquine au soleil en grignotant une tartine de pain pâté ! Christophe Maé se demande, » il est où le bonheur ? il où? » A ce moment là, il est assurément à Brandon Bay !

Après cette petite pause, nous repartons checker le spot, la mer est basse, les vagues sont plus petites mais ça déroule propre sur les bancs de sable. Nous y retournons. Les vagues sont fun et il y a une bonne ambiance avec les locaux qui amorcent la discussion. Nous passons un peu plus d’une heure à l’eau. Je sors parce que j’ai mal aux épaules d’avoir autant surfé aujourd’hui !

D’après les derniers relevés météos auxquels nous avons eu accès, les conditions se calment pendant quelques jours. Nous décidons de monter vers le Connemara avec un stop à Galway ce soir. Nous redescendrons quand les vagues reviendront.

Sur la route nous nous arrêtons dans un pub qui a une terrasse avec vue sur la campagne et sur Brandon Bay en fond.

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Un petit chat en manque de câlins vient squatter nos genoux pendant qu’on déguste nos Guinness face à la mer.

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Encore une fois, le ciel est magnifique ce soir.

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La route est longue jusqu’à Galway.
Une fois arrivés, nous nous garons sur le port. A 4 euros la nuit c’est un bon deal et surtout c’est central.

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Nous sommes claqués par notre journée de surf mais aussi affamés. Le premier fastfood fera l’affaire.

Il y a de l’animation. Galway est une ville étudiante qui ne dort jamais. Pourtant, on est dimanche soir, mais tous les pubs sont ouverts et on entend de la musique à tous les coins de rue. Malheureusement, nous sommes trop fatigués pour en profiter.

Avant d’aller dormir, nous admirons la manœuvre d’un gros pétrolier qui rentre dans le port. Nous n’avons pas besoin de compter les moutons, nous tombons dans les bras de Morphée instantanément.

Lundi 10 octobre 2016:
Le soleil du matin perce la brume à travers les mats des bateaux.

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Nous croisons de nombreux jeunes qui se rendent à l’université de Galway, le pull de l’école sur le dos et un starbuck dans la main.

Après avoir un peu tournés, nous trouvons enfin un café.

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Pas de chance, la nourriture n’est pas bonne et c’est avec un mal de ventre que nous regagnons notre camion.

Je pense que pour profiter pleinement de cette ville, il faut se renseigner un peu en amont sur les parkings et les quartiers à faire.

Malgré tout, nous tombons par hasard sur un magnifique « book shop ». Nico y achète des livres sur l’histoire de l’Irlande.

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Nous quittons Galway par la route de la côte direction le Connemara. Plus la route rétrécit et plus les paysages sont beaux. C’est un régal pour les yeux. Je demande régulièrement à Nico de s’arrêter pour prendre des photos.

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A l’heure du goûter (ou du pain pâté), nous faisons une halte à Roundstone, petit hameau de bord de mer.

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Nous visitons le cimetière qui a une très belle vue et où sont enterrés de nombreux américains d’origine irlandaise.

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Il n’y a personne, l’endroit est très calme.

Il y règne une atmosphère de bout du monde avec d’un côté la mer et de l’autre la lande aride puis la montagne.

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Nous nous  baladons sur la presque île au milieu des vaches en semi liberté.

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Il est temps de reprendre la route. En effet, nous souhaitons faire une randonnée dans le parc national du Connemara avant la tombée de la nuit.

Nous arrivons à Letterfrack puis trouvons le « Old monestary hostel ». Auberge que je connais bien pour y avoir séjourné lors de mon premier voyage en Irlande avec ma copine Léa.

Pour 10 euros, nous pouvons profiter de l’auberge et du petit déjeuner tout en dormant dans le camion. Là aussi, c’est un bon deal.

C’est un lieu très étonnant à la déco atypique.

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Les équipements sont rustiques, mais je suis toujours sous le charme de cet endroit hors du temps.

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L’avantage, c’est que l’entrée du parc est juste à côté (bon, c’est mieux de s’en rendre compte avant d’avoir pris la voiture pour rejoindre le parking, soit…). Il y a du vent, il fait gris mais il ne pleut pas. C’est parti pour 5 km avec pour objectif, le Diamond Hill.

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Les abords sont très bien aménagés et beaucoup de passages se font sur des chemins en bois.

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A la fin de la randonnée, ça grimpe pas mal. Surtout que nous accélérons le pas car nous avons peur de ne pas terminer avant la nuit (nous n’avons pas envie de réitérer l’expérience: voir ici). Plus ça monte et plus c’est beau.

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Nous arrivons enfin en haut du Diamond Hill, le panorama est grandiose.

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On peut même voir l’abbaye de Kylemore et son lac de l’autre côté.

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Le temps s’est dégagé et nous apercevons des bouts de ciel bleu.

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Nous entamons la descente en croisant quelques moutons, chèvres, et chevaux.

A notre retour, nous ne nous faisons pas prier pour filer sous la douche chaude de l’auberge. C’est un vrai bonheur !

Une boite de ravioli plus tard, nous partons arpenter les rues de Letterfrack à la recherche d’un pub pour notre Guinness du soir.

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Nous tentons le coup dans un premier pub. Il y a quelques habitués au comptoir mais sinon le pub est vide. Tant pis, nous avons soif puis l’endroit est sympa.
Nous changeons de pub pour un autre qui nous semble plus animé. Nous ne serons pas déçus… Une bande de jeune a pris possession des lieux et ils sont tous très en forme. Et ça nous amuse beaucoup de les regarder faire n’importe quoi.

Après notre deuxième Guinness, il est l’heure de retrouver notre van pour une bonne nuit de sommeil. Demain nous descendons vers Lahinch, un spot du comté de Clare.

Mardi 11 octobre 2016:
Le petit déjeuner est prévu à 9h pétante à l’auberge. Celle-ci, qui nous paraissait vide hier soir, est en fait bien remplie… de français ! Le pain est encore chaud, tout comme le porridge. Je me régale !

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Je reprend le volant pour permettre à Nico de profiter des paysages du Connemara.

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Les lacs et les forêts de pins s’enchaînent, la couleur de la lande orange tranche avec le vert des prairies et des conifères.

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Comme à l’aller, nous nous arrêtons souvent pour prendre des photos.

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Nous faisons un stop à l’abbaye de Kylemore mais la pluie et le prix prohibitif de l’entrée nous incite à rester l’admirer de loin.

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Nous passons à Galway mais cette fois-ci, nous ne nous arrêtons pas. Il y a des vagues de prévues à Lahinch.

Lahinch, c’est la ville du surf ! Il y a des écoles, des surfshop, des surf bar…etc. Les vagues sont bien là et, ça c’est la bonne surprise, il y a même un vent off* assez soutenu !

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On hésite: planche ou surf. Pour ma part, le choix est vite fait, ça sera le surf. Le vent complètement off rend le passage de barre* technique en planche et je sens que je vais galérer. Nico, lui, tente en windsurf, motivé par un irlandais qui grée sa voile sur le parking.

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Il n’y a pas beaucoup de monde à l’eau en surf mais les mecs sont bons et se placent toujours plus au pic que moi. Je galère à prendre des vagues. Les locaux ne sont pas très partageurs.

Je jette un œil plus au nord de la plage, là où Nico s’est mis à l’eau.  Il a l’air de s’éclater. Rapidement, je décide de sortir de l’eau pour le photographier. De toute façon, je ne m’amuse pas tant que ça.

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Les lignes* rentrent bien, le vent souffle la crête des vagues.

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Nico sort en aerial* de chaque ride*. Même si c’est light, c’est full speed down the line* dès qu’il chope une vague 😉

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Les vagues se font plus rares et Nico sort de l’eau.

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Nous filons nous mettre au chaud au Joe’s bar prendre un goûter. Leur brownie est juste excellent (« best of the world » d’après la carte, et on a tendance à les croire 🙂 ).

De retour au camion, nous nous apercevons que malgré la marée basse, les vagues sont revenues. Elles sont belles, il y a une bonne taille et ça déroule.

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On remet les combinaisons mouillées (ça devient une habitude) et c’est reparti pour un tour. Nous commençons en face du parking. J’enchaîne les vagues, elles sont glassy, parfaites… Mais il y a un peu de monde et on aime bien la tranquillité. Nous avons repéré un autre spot en face de la falaise. Un reef, qui déroule en gauche. Il y a 10 bonnes minutes de rame. Une fois arrivée, il faut les attendre les vagues. Mais ça en vaut la peine !! La vague va vite, elle est creuse, reforme*, elle est longue, le bonheur à l’état pur quoi ! Nous y restons jusqu’à la nuit noire avec quelques locaux. Le retour au parking est un peu sport, on ne distingue plus les vagues, et il faut ramer suffisamment longtemps le long de la côte pour ne pas finir dans la falaise.

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Il fait un froid de canard. Nous sautons dans des vêtements secs et partons à la recherche d’un pub pour nous réchauffer. Celui avec le plus beau feu de tourbe comblera nos attentes.

Mercredi 12 octobre 2016:
Au réveil, il fait toujours aussi beau mais les vagues ne sont plus là.

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Nous en profitons pour faire le tour des surfshop. Il n’y a pas grand chose dedans… Nous vérifions les conditions annoncées pour les prochains jours. La houle tombe mais jeudi et vendredi, on devrait pouvoir toucher du vent vers Brandon Bay. Il est temps de redescendre.

Avant de partir, je veux emmener Nico aux falaises de Moher. C’est un site naturel exceptionnel et Lahinch est juste à côté.

Au moment de quitter ce petit village paisible, nous n’imaginions pas la foule que nous allions trouver aux falaises de Moher. C’est assez hallucinant, les cars dépotent des touristes sans arrêt, les voitures font la queue pour le parking (D’ailleurs on s’est bien fait « pigeonner ». Une fois au guichet pour entrer sur le parking, on nous demande 6€/personne et à ce moment là on pense acheter des tickets d’entrée pour le site des falaises. Dans mes souvenirs c’était gratuit mais entre temps je me dis que ça a peut être changé. Eh bien à aucun moment on nous demandera nos tickets !! C’est juste une grosse arnaque. Il parait qu’on peut se garer pour 2 euros un peu plus loin).

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C’est dommage parce que le site est très beau mais la foule gâche un peu tout ça. Il faut dire que nous n’avons pas choisi la bonne heure non plus (il est midi).

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Malgré tout nous profitons des paysages.

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Les falaises plongent à pic dans une mer d’un calme rare.

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Lassés de tout ce monde, nous ne nous éternisons pas.

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La journée est bien avancée, nous décidons d’aller jeter un œil à Spanish point, qui est un spot un peu plus au sud de Lahinch.

Nous repérons des vans garés au bout d’une impasse. Ca sent quand même le surfeur tout ça ! Bonne pioche, après quelques centaines de mètres à travers champs, nous tombons sur un slab*.

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Taille de vagues annoncées: 50 cm, taille de la vague: un » bonhomme », et c’est bien creux.

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Les mecs enchaînent les drop*, les tubes*, les casquettes*. Ils maitrisent leur sujet.

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Les couleurs sont magnifiques !

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Un petit coucou aux poneys du connemara et nous repartons.

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On nous a parlé d’un spot de surf, menacé par Donald Trump: si si ! Je vous explique : à Doughemore, les surfeurs et les golfeurs du Trump’s golf hotel cohabitent. Seulement, en hiver, les vagues grignotent la dune et donc le précieux golf. Pour y remédier, Trump (ou ses sous-fifres) ont décidé de construire une digue devant le spot afin de briser les vagues, sonnant ainsi le glas du spot de Doughemore.

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Bref, à notre niveau, on ne peut pas y faire grand chose… à part le surfer tant qu’il existe encore !

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C’est pas dur à trouver, après le village de « Quity » (où vous trouverez un pub et même un petit supermarché), il faut tourner à droite au grand panneau qui indique le « Trump Golf hotel », et au bout vous trouverez un petit parking sur la gauche.

Plusieurs vans sont déjà garés, les mecs remballent leurs surfs. On a loupé la session :/  Nico les reconnaît, ce sont des français qui étaient garés à côté de nous à Lahinch. Nous entamons la discussion. Bon à priori c’était petit, on n’a pas loupé la session de l’année (on est rassuré). Le courant passe super bien, nous décidons de passer la soirée ensemble.

Au programme: feu de camp et bbq !

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La nuit est bien avancée quand la soirée se termine. Il fait vraiment très froid. Heureusement, nous avons apporté des couvertures supplémentaires dans le camion.

Jeudi 13 octobre 2016:

Le réveil pique un peu, nous n’avons pas beaucoup dormi. Le temps est magnifique, il fait bon au soleil.

Je suis la seule debout, j’en profite pour me faire une balade matinale à la plage et checker les conditions par la même occasion. L’endroit est vraiment magnifique, les vagues sont petites mais glassy.

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Une fois de retour au camion, je prépare du café pour les copains et nous prenons un bon petit déjeuner avant de tenter une session.

Nous n’avons pas grand chose à nous mettre sous la dent mais on rigole bien puis sous le soleil c’est toujours agréable. Il y a même deux phoques qui viennent faire les curieux.

Vu la configuration du spot, on sent qu’il a un gros potentiel. Quand la houle rentre, ça doit se mettre à marcher en point break* et la plage est longue… Magique !

Pour le déjeuner c’est pasta party, tout le monde y va de sa petite recette. On enchaîne sur un tournoi de mölkky* effréné avant d’aller voir le coucher de soleil sur la plage.

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Ce petit bout de chemin ensemble était aussi agréable qu’inattendu mais il est temps que chacun reprenne sa route. En effet, certains rentrent bientôt en France, d’autres ont prévu des activités dans le centre de l’Irlande, et de notre côté, nous devons entamer notre descente vers Dingle.

Sur les bons conseils de nos comparses, notre prochaine étape sera Ballybunion. Pour ça, il ne faut pas qu’on traîne, le dernier ferry nous évitant de faire un grand détour part bientôt. Une dernière photo avec la bande et on décolle vers de nouvelles aventures !

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Nous embarquons sur le bac, la nuit commence à tomber et le froid avec, nous restons donc dans le camion. Tout à coup, j’aperçois une forme grise dans l’eau à quelques mètres de notre embarcation. Ni une, ni deux, je suis sur le pont. Ce sont bien des dauphins qui viennent nous rendre visite. Le spectacle est magnifique avec le coucher de soleil en fond.

A Ballybunion, nous garons le camion face à la mer sur une falaise. Il y a même des toilettes sur la plage en bas, c’est parfait. On nous a conseillé d’aller au pub le « Railway », nous le trouvons assez facilement. Malheureusement, ils ne font pas à manger mais le patron, très sympa (comme tous les irlandais), nous cherche un bon resto qui serait ouvert. Il nous accompagne même dans la rue pour ne pas qu’on se perde . C’est comme ça que nous nous attablons au « Namir’s », c’est délicieux et le rapport qualité/prix est imbattable.

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Une fois rassasiés, nous retournons au Railway et commandons notre traditionnelle Guinness du soir. Le patron vient papoter. Il nous apprend que son fils joue avec son groupe de musique traditionnelle irlandaise dans un pub voisin, il nous conseille vivement d’y aller.

Et effectivement, nous ne serons pas déçus, tout le monde chante, il y a une super ambiance. C’est un groupe amateur, ils sont là avant tout pour s’amuser. Nous passons une très bonne soirée.

Vendredi 14 octobre 2016:

Le lendemain matin, le temps est gris, la pluie menace et les vagues sont aux abonnées absentes. Nous décidons de rouler jusqu’à Brandon Bay où il y a une chance de vent.

Malheureusement, une fois là bas, c’est la « carotte »* comme on dit par chez nous. Pas de vent et pas de vagues… Nous faisons le tour des spots de la baie mais le constat est le même partout. Pas moyen de tremper une planche par ici. Heureusement, les paysages sont splendides et nous font oublier la frustration du planchiste qui n’ira pas naviguer.

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Nous tombons sur une auberge toute mignonne. Le chocolat chaud fait plaisir en cette journée pluvieuse.

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Nous ne nous laissons pas abattre et décidons de passer de l’autre côté de la péninsule pour rejoindre Inch, retour à la case départ. Les vagues ne sont pas dingues mais ça fera l’affaire. Je ne reste pas bien longtemps à l’eau, j’ai froid et je me sens fatiguée.

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Je me cale dans le camion avec un plaid et un bon bouquin en attendant que Nico sorte de l’eau. Notre mini maison sur roue est un vrai cocon où il fait bon de se reposer.

La nuit commence à tomber. C’est notre dernière soirée en Irlande, demain nous reprenons le bateau pour rentrer en France. Nous mettons le cap sur la ville de Dingle qui n’est pas loin. On est vendredi soir, le centre est animé.

Nous trouvons un petit resto sympa et terminons la soirée dans un pub. Il y a un concert mais c’est moins bien que la veille à Ballybunion. Dingle est une ville touristique et ça se sent.

Il n’y a pas vraiment d’endroit où passer la nuit, nous retournons nous poser sur le parking de Inch. Il y a une petite chance de surf demain matin, on va essayer de se lever tôt.

Samedi 15 octobre 2016:

Je me réveille aux lueurs du jour. Nico dort encore profondément. Le soleil est revenu.

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Une légère brume enveloppe les dunes. L’endroit est très paisible. Quelques surfeurs sont déjà à l’eau mais les vagues ne sont pas bien grosses. Je marche un peu sur la plage.

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Quand je reviens au camion, Nico est réveillé. Nous prenons le bateau à 15h et nous avons 2 bonnes heures de route pour rejoindre Cork. Le timing est un peu serré si on veut surfer, surtout que nous voulons repasser par Dingle pour acheter des souvenirs à nos familles.

Après quelques hésitations, nous décidons de laisser tomber la session, on en aura d’autres en Bretagne. Direction Dingle pour un dernier Irish breakfast.

Le port de pêche est un vrai décor de carte postale avec ses bateaux colorés et les collines vertes en arrière plan.

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Nous décidons de prendre notre petit déjeuner en terrasse. Le serveur est étonné mais le soleil nous réchauffe dans la froideur du matin puis la ville se réveille doucement, c’est un spectacle qu’on ne veut pas louper.

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Une fois nos assiettes englouties, nous arpentons les rues à la recherche de cadeaux bien précis: des chaussettes en laine de moutons irlandais !

Nous regagnons ensuite le port où nous avons garé le camion et jetons un dernier coup d’œil sur la carte.

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Nous avons encore un peu de temps devant nous et il y a une chose qu’on aimerait faire avant de partir: Le Connor pass !

C’est un col qui relie le nord et le sud de la péninsule de Dingle et il paraît que les paysages sont magnifiques et la vue sublime. Le temps étant au beau fixe, c’est le moment idéal.

Les panneaux indiquant que le col est interdit d’accès aux campings cars nous inquiète un peu mais finalement ça passe. Par contre il ne faut pas croiser une autre voiture. Des emplacements sont aménagés pour se ranger mais ils sont espacés. Il y a des moutons partout !

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Le Connor pass vaut vraiment le détour. Une fois au col, nous voyons la mer de part et d’autre.

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L’ombre des nuages dansent sur les prairies et les montagnes. Nous terminons ce roadtrip en beauté.

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Il est temps de rejoindre Cork. Arrivés là bas, nous demandons gentiment à une douanière de poster nos cartes postales et embarquons dans le ferry pour rentrer à la maison.

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Notre cabine se situe tout à l’arrière du bateau, nous avons même une passerelle presque rien que pour nous. Peu avant d’aller se coucher, on aperçoit des éclairs au loin. Le spectacle est grandiose.

Dimanche 16 octobre 2016

Nous arrivons au petit matin à Roscoff, accueillis par un arc en ciel lunaire (phénomène rare).

Jamais rassasiés, nous faisons un détour par le pennarbled avant de rentrer en kreiz breizh. Il y a peut être du vent, et des copains sont venus passer le week end. Les vacances sont terminées mais qu’est ce que c’était bien !

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Ce roadtrip en Irlande est un véritable coup de cœur ! Nous avons eu de très bonnes conditions de surf, de windsurf et un temps magnifique. Les paysages sont splendides et les irlandais très accueillants et chaleureux. On s’est senti comme chez nous dans ce pays et nous n’avons qu’une envie : y retourner ! Nous nous sommes concentrés sur le sud ouest mais il paraît qu’au nord aussi il y a des supers spots.

Si vous avez besoin de vous ressourcer au grand air, que vous avez envie de découvrir une culture riche et dynamique, et que rouler à gauche ne vous fait pas peur (bon ok, au début, on a un peu flippé, mais on s’habitue vite !), alors n’hésitez plus, l’Irlande vous tend les bras.

Glossaire:

Une vague qui ouvre: C’est une vague qui déroule de la droite vers la gauche ou de la gauche vers la droite et qu’on peut suivre longtemps.

Take off: C’est le moment où le surfeur se lève sur sa planche pour prendre une vague.

« Checker » le spot: « To check » en anglais signifie vérifier. Checker le spot veut dire vérifier les conditions sur le spot.

Un reef: Vague qui casse sur un fond rocheux. A l’inverse, une vague qui casse sur un fond sablonneux est appelée « beachbreak »

SUP: « Stand up paddle », ce qui signifie littéralement « se tenir debout et pagayer ». La finalité est la même qu’en surf, glisser sur l’eau (dans les vagues ou sur le plat) mais à la différence que la propulsion se fait à l’aide d’une pagaie et qu’on reste debout sur sa planche.

Le pic: ou « Peak » en anglais, désigne l’endroit où la vague commence à déferler.

Vague glassy: Vague lisse, sans clapot.

Shore break: C’est une vague qui casse très près du bord. Elle est généralement puissante et il y a peu d’eau.

Vent off: (vent off shore) vent qui vient de terre et qui généralement creuse les vagues.

Le passage de barre: zone d’impact des vagues. On passe la barre pour atteindre le « pic » et prendre les vagues quand elles commencent à dérouler.

Aerial: L’Aerial est une figure qui consiste à décoller au dessus de la vague en tapant la lèvre de cette dernière pour se donner de l’élan.

Ride: C’est un terme anglais qui peut se traduire de nombreuses manières. On peut le traduire par « glisser » dans le cadre des sports de glisse. Dans notre contexte, un « ride » équivaut à l’action de surfer.

« Full speed down the line »: peut se traduire littéralement par « A pleine vitesse sur toute la ligne ». C’est prendre de la vitesse en suivant la crête ou l’épaule de la vague tout droit (sans faire de virages).

Une vague qui reforme: C’est une fin de vague qui reprend de la vitesse et se creuse pour créer une nouvelle vague.

Un slab: Il s’agit d’une vague qui casse sur une dalle rocheuse. Généralement la vague de slab se lève d’un coup à cause du changement brutal de profondeur. Il y a très peu d’eau sous la vague.

Un drop: C’est lorsque le surfeur part sur une vague très creuse et que le « take off » est délicat.

Un tube: C’est une manœuvre qui consiste à se laisser recouvrir par la lèvre de la vague. Le but étant d’en ressortir sans être tombé.

Une casquette: C’est lorsqu’on se trouve juste à l’entrée du « tube » mais qu’on n’y entre pas entièrement.

Point break: Vague longue qui s’enroule autour d’un point précis, souvent une pointe rocheuse.

Mölkky: C’est un jeu de quille finlandais. Le dernier championnat du monde de Mölkky a eu lieu à Rennes, en Bretagne !!

Se prendre une « carotte »: On utilise cette expression quand on s’est fait tromper par les prévisions météos. Sur le papier les conditions s’annoncent très bonnes mais une fois sur place les conditions réelles ne correspondent pas aux prévisions.

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