Les Baléares en Hiver: testé et approuvé !

Petit retour en arrière, à l’époque où nous n’étions encore que deux jeunes tourtereaux. Décembre 2013, dans le Nord il fait froid, en Bretagne il pleut… C’est décidé, nous partons chercher un peu de soleil (et de vent si possible).

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Après avoir discuté des destinations envisageables et s’être renseignés sur « les internets », nous mettons le cap vers Majorque (Mallorca pour ceux qui parlent catalans). C’est la plus grande île des Baléares. Située en Méditerranée au large de Valence, le climat y est agréable, même en Hiver, et c’est à cette période que l’on retrouve les meilleures statistiques de vent.

Nous voilà donc à la gare de Lille attendant la navette vers l’aéroport de Charleroi avec nos valises et nos deux « boardbags » contenant deux planches, 4 voiles, 2 mats, 2 wishbones…etc. Pour ceux que ça intéressent, il est possible de charger des bagages encombrants dans la navette à condition de prévenir la compagnie avant 😉

Une fois à l’aéroport, le moment le plus stressant est sans conteste le pesage du « boardbag », avec ryan air nous avons le droit à 20kg maximum chacun. Nous avions investi dans un peson histoire de ne pas être embêtés une fois à Charleroi. Nous ne regretterons pas notre achat, nous sommes à 20kg tout pile !

Arrivés à Palma nous récupérons notre voiture de location, mettons les planches sur le toit et c’est parti pour le Nord de l’île en direction d’Alcùdia, une petite station balnéaire.

Tout rentre !

Tout rentre !

Nous avons loué un appartement dans la marina, les lieux sont déserts, nous avons la marina pour nous tout seul. L’avantage d’aller à Majorque hors saison c’est aussi ça, la tranquillité… et les prix ! Nous payons 40 euros la nuit pour un appartement avec une chambre, un grand salon, une salle de bain de luxe (la baignoire jacuzzi moi j’appelle ça du luxe !), une terrasse et un jardin les pieds dans l’eau. Le paradis !

Vue de la terrasse

Vue de la terrasse

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Piscine de la marina

Partis entre noël et le nouvel an, nous passerons donc les fêtes à Majorque. Pour le réveillon du premier de l’an nous bougeons sur Palma. Contrairement à ce que nous pensions, les rues sont désertes et nous trouvons peu de restaurants ou de bars ouverts. Après avoir longtemps déambulé dans la ville nous trouvons finalement un endroit pour fêter la nouvelle année dignement ! Nous avons passé une très bonne soirée avec les locaux à base de mojitos et de ron miel.

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Durant notre séjour nous avons eu 3 jours de vent. Le premier jour nous galérons un peu à trouver un spot avec la bonne orientation, ça sera donc « carotte »* pour nous mais au moins nous avons visité le nord de l’île en long, en large et en travers !

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Par la suite nous avons eu un peu plus de chance. Nous avons navigué dans la baie de Pollença avec  les locaux en mode « bump and jump »*.

Mise à l'eau compliquée

Mise à l’eau compliquée

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Tentative d’air jibe

Les quelques jours de vent ayant chassé les nuages, nous avons pu profiter d’un temps magnifique tout le reste du séjour.

Au vu des prévisions, c’est fini pour le windsurf. Nous ne nous laissons pas abattre et achetons un guide de randonnée de la « Serra de Tramuntana ». C’est une chaîne de montagnes qui se situe à l’Ouest de l’île.

La première que nous ferons est une petite balade de 3 heures au cap de Formentor, au nord de l’île. Le point de vue est à couper le souffle.

Le cap Formentor

Le cap Formentor

La rando n’est pas très difficile, ça monte tranquillement jusqu’au sommet puis le chemin redescend à flan de montagne parmi les herbes hautes jusqu’à une petite plage de galets.

Une copine de grimpette !

Une copine de grimpette !

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En hiver la nuit tombe vers 18 heures, c’est donc au crépuscule que nous rejoignons notre voiture.

La seconde fut assez épique… assez pour que nous ne nous rappelions ni de son nom ni du point de départ. Comme à notre habitude nous nous étions levés et mis en route « un peu » tard. Le guide annonçait un temps de parcours d’environ 5 heures. Nous sommes partis vers 14 heures en se disant qu’en marchant vite c’était jouable d’arriver avant la nuit. Malgré notre rythme assez soutenu, l’objectif ne sera pas atteint… loin de là.

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Le soleil commençait à décliner et nous avions deux options, continuer à travers la montagne par un chemin qui nous semblait plus court ou marcher le long de la route, ce qui rallongeait le parcours d’au moins 1 heure. Nico, toujours optimiste, a réussi à me convaincre de passer par la montagne.

Ce qui devait arriver, arriva… Le chemin mal entretenu et le jour déclinant auront eu raison de notre orientation. C’est donc ainsi que nous nous sommes perdus, dans la montagne, à Majorque, de nuit et sans lampe torche bien évidemment (sinon ça ne serait pas drôle). Impossible de faire demi tour et de revenir sur nos pas, nous avions perdu le chemin depuis un moment.

La rando vaut quand même le coup !

La rando vaut quand même le coup !

C’est donc à la lueur de nos téléphones portables que nous avons entrepris de descendre vers la plaine à travers les broussailles, les rochers…etc. Après de longues minutes à crapahuter dans la montagne, nous avons réussi à rejoindre des champs en plateau dont nous enjambons les barrières les unes après les autres. Nous pensions être arrivés au bout de nos peines mais c’était sans compter les fidèles gardiens des troupeaux de moutons que nous venions de déranger en pleine nuit. Les grognements et les aboiements nous font vite (très vite) rebrousser chemin, surtout que nous n’y voyons rien (impossible de mesurer la taille de la bête qui nous grogne dessus ni de savoir où elle se trouve par rapport à nous).

Finalement nous retrouvons une route (celle que nous aurions dû suivre depuis le début en fait). Il est 20 heures, on ne sait pas vraiment où on est ni comment rejoindre la voiture. Nous toquons à la porte de la première maison que nous trouvons sur notre chemin. Malgré notre espagnol très approximatif, le couple comprend qu’on est perdu. Grâce à notre carte, le monsieur nous indique où on se trouve et nous ramène à notre voiture. Tout est bien qui finit bien !

Nous profitons des jours suivants pour nous reposer et visiter l’Ouest de l’île.

Se reposer... ou pas !

Se reposer… ou pas !

Sur la route reliant Pollença au petit port de Soller, vous pouvez vous arrêter pique niquer près du réservoir d’eau de « Gorg Blau ». L’eau y est d’un bleu éclatant et le lac entouré de montagnes dégage une atmosphère paisible.

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La ville de Soller nous a un peu déçus, avec le développement du tourisme elle a un peu perdu de son authenticité. Malgré tout, la route pour s’y rendre est vraiment très belle.

 Majorque est une île aux paysages très diversifiés, un peu comme la Corse. On y retrouve de grandes plages de sable blanc, de galets mais aussi des torrents, des lacs et des montagnes. Impossible de vous y ennuyer. Nous n’avons pas été gâtés au niveau des conditions de windsurf mais il paraît que quand ça souffle ça peut vraiment être sympa. L’avantage d’y aller hors saison est sans aucun doute la tranquillité. A partir du mois de mai les touristes commencent à affluer et en été c’est l’invasion. En hiver l’eau est encore un peu fraîche et il sera difficile de piquer une tête en maillot mais le soleil est présent et offre des températures agréables.

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Coucher de soleil vu du jardin

Après cette première expérience réussie, nous retournerons sûrement aux Baléares !

64947_10151224760710886_2104955219_nGlossaire:

*Carotte (« se prendre une carotte »): Expression populaire de windsurfeurs/surfeurs. Se dit lorsqu’on arrive sur le spot et que le vent, et/ou les vagues, sont absents malgré des prévisions météorologiques optimistes (plus ou moins).

* Bump and jump: Pratique de windsurf la plus répandue qui consiste à faire des allers et retours dans le vent fort et le clapot en réalisant des sauts ça et là.

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3 commentaires

  1. STREIT Léa · décembre 8

    Bonjour,

    Je viens de lire votre article, et j’envisage de partir à Majorque au mois de février.
    Quel est le nom de l’hôtel où vous étiez ? J’avoue que les photos m’ont donné trop envie.
    Merci d’avoir partagé tout ça,

    Léa, une amoureuse de voyage et une novice en planche à voile !

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    • pennarbled · décembre 15

      Bonsoir,
      Nous étions au Botel Alcudiamar à Alcudia. L’hôtel était fermé (pas de réception, pas de bar, bref, personne), mais certains appartements (seulement 2) étaient loués. Nous avions récupéré les clés à la capitainerie. A l’époque j’avais pris contact à l’adresse mail suivante: reservations@alcudiamar.es
      J’espère que vous trouverez votre bonheur. C’est une île magnifique.
      Bon voyage !

      J'aime

  2. Pingback: Chez nos cousins irlandais | Penn ar bled

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